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Peinture de la saynète WATERLOO, 1815 |
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La saynète | Peinture des figurines | Détails des uniformes | Le Socle | L'Officier | Le Grenadier | Le Cheval
Introduction
C'est pendant les années 1950 que commencent la collection et la peinture des petits soldats et autres figurines.
L'évolution de la peinture pendant ces cinquante dernières années est très intéressante.
En effet, les premières figurines étaient peintes de façon unie, quasiment sans effet d'ombre ou de lumière.
La différence principale entre la peinture traditionnelle d'un petit soldat et d'un nouveau modèle réside dans le fait que ce dernier est peint avec des couleurs mates, contrairement aux vieilles figurines qui étaient peintes avec des couleurs brillantes.
Depuis le début, et tout au long de la route captivante de l'aventure artistique, la peinture des figurines est devenue plus complexe.
De nombreux artistes ont apporté de nouvelles méthodes pour obtenir ce qui était autrefois considéré comme impossible. Le résultat peut être admiré aujourd'hui grâce à des pièces peintes de manière artistique, avec de prodigieux effets de couleur et de lumière.
La miniature décrite dans cet article est représentative de cette évolution. Elle fut créée par Fernando Andrea d'après de nombreux dessins et esquisses réalisés avec les mêmes règles de composition que celles utilisées dans la peinture classique et la sculpture, de façon à jouer au maximum avec l'effet visuel.
Vue d'ensemble de la figurine assemblée et avec couche d'apprêt (photo 1)

Le cheval (photo 2)

L'offcier (photo 3) et le grenadier courant (photo 4)

Le grenadier carabine armée (photo 5) et le soldat blessé (photo 6)

La peinture de cette saynète a été réalisée par David Romero, un jeune artiste talentueux, d'après les procédés traditionnels.
Afin de rendre le sentiment du drame, essentiel dans ce genre de saynète, David a employé une palette de couleurs trés contrastées. Dans une étude destinée à voir comment la lumière peut modeler et modifier la couleur, aucune ombre ni aucune lumière n'a été apporté à une pièce sans prendre en compte auparavant la couleur des éléments qui l'entourent. Le bleu, par exemple, peut être assombri avec du noir, du vert ou du marron, selon la situation de la figurine dans la saynète.
Ce qui suit est une explication très détaillée de la réalisation.
La miniature a été peinte entièrement avec les nouvelles peintures acryliques Andrea Color,
qui offrent un choix parfait pour les peintres de figurines. Nous n'avons indiqué aucun code couleur ou charte graphique. Les personnes qui veulent peindre cette saynète trouveront l'information complète sur la notice accompagnant la figurine.
La couleur chair est mélangée avec des peintures grisâtres et bleuâtres pour rendre les teintes plus douces (photos 7 et 8).
De plus, il y a un grand contraste entre l'ombre et la lumière, grâce à de nombreuses et fines couches d'ombre et de lumière qui se terminent par un blanc presque pur pour un maximum de lumière.

L'effet de poussière sur les pantalons et les vestes ont été faites avec des petites touches de jaunes mélangées avec du vert.
Pour mettre de la lumière, on a utilisé du beige et du blanc, et les coups de pinceau suivent la direction des lignes sur la surface de la figurine.
Tout au long de la réalisation, nous avons fait attention à la direction générale de la saynète, de façon à répartir les ombres correctement (photos 9, 10 et 11).

C'est à ce moment que l'on rajoute la poussière sur le sol et les guêtres.
Le manteau est peint en bleu foncé, presque noir, qu'on éclaircit avec un bleu ciel, puis on rajoute une ombre avec du noir.
La difficulté est d'obtenir une couleur moyenne, ni trop fade ni trop foncée (photos 12 et 13).

Les revers des manchettes sont peints en vermillon foncé, auquel on rajoute un peu de noir pour simuler une ombre. Les fils d'or sont peints dans une teinte d'ocre et terminés avec de la couleur or.
Les ceintures sont dans des tons gris-bleu, en soulignant l'effet de volume à des endroits comme autour de la main du grenadier blessé (photos 14 et 15).

Le manteau offre plus de possibilités pour le peintre, par exemple en donnant l'illusion du tissage en ajoutant de petites quantités de beige (photos 16 et 17).

Le chapeau est peint avec une base de noir mélangé avec du marron pour obtenir un ton brun très foncé. Les plaques et les boutons sont peints en brun foncé et ensuite relevés avec une couleur or (photos 18 et 19).

La figurine, une fois totalement terminée, nous permet d'apprécier le fini satiné de la boîte de munitions, de l'épée et de la bayonette, obtenu par le mélange du noir mâte et du noir brillant au ratio 50:50.
Le sac à dos est fait en appliquant de très petits coups de pinceau, ce qui apporte du volume en mettant de la lumière contre les zones d'ombre.
Les ceintures et les bretelles sont soulignées en blanc pur (photos 20 et 21).
Les pantalons sont peints avec les mêmes tons marron utilisés pour le sol, à cause du phénomène de réflection de la couleur dont il était question au début (photo 22).
La veste est peinte d'abord en vert olive, auquel on ajoutera du blanc et du jaune pour donner au vert un effet de profondeur. Pour l'ombre, on ajoute du bleu et du marron à la couleur de base (photos 23 et 24).
Toujours par rapport au phénomène de réflection des couleurs, on ajoute des tons ocre et rouge pour l'ombre.
Les bottes sont peintes de la même manière que la boîte de munitions et le fourreau, en utilisant des tons bruns qui deviennent complètement mâtes sur les pieds (photos 25 et 26).
Le socle se compose de deux pièces de résine, et d'accessoires en métal. On utilise un peu de mastic pour coller les pièces de résine. Aucune pièce en métal n'est assemblée avant la fin (photo 27).
Les accessoires sont peints complétement avant de peindre le sol avec une couleur dans les tons marron foncé pour donner l'apparence d'humidité.
Même ici, la lumière a été soigneusement représentée (photos 28 et 29).
Certaines parties du sol ont été recouvertes de vernis brillant pour accentuer l'effet humide, comme s'il avait beaucoup plu pendant la bataille. On peut apercevoir quelques touches subtiles de vert olive, imitant l'herbe (photo 30).
On a rajouté des lanières au tambour, à la bouteille d'eau et au sac. Enfin, la roue a été peinte séparément avec un effet similaire à celui des bottes (photo 31).
L'officier est le personnage principal de la scène et centre toute la composition. C'est pour cette raison qu'une attention toute particulière a été apportée à son visage, sur lequel une forte expression s'affiche grâce à ses yeux mi-clos. L'effet de réflection de la couleur est particulièrement mis en valeur sur le manteau et les genous, où nous avons utilisé des tons ambres et ocres (photos 32, 33 et 34).
Bien que cela rende le travail plus difficile, le grenadier visant avec son fusil a été complétement assemblé avant la peinture, afin de pouvoir étudier les ombres des deux bras sur la poitrine. Pour une question d'homogénéité, les mêmes tons sont utilisés pour toutes les figurines (photos 35, 36 et 37).


Les courroies sur les épaules du grenadier avec le chapeau sont peintes franchement, avec encore plus de contraste que dans le reste des figurines, puisqu'il est derrière un personnage et qu'il se penche en avant ; ceci crée une ombre sur sa poitrine.
Le regard de cette figurine fixe directement l'officier (photos 38, 39 et 40).


Les chevaux sont des éléments difficiles à peindre, à cause de leur musculature et de leur peau lisse comme du velours. En accord avec les règles de contraste de couleurs, les petites surfaces peintes en ocre ont été séparées des ombres marron foncé au moyen d'une couleur vermillon pour donner cet effet soyeux que la lumière donne à la peau d'un cheval. La crinière est reproduite en peignant avec un pinceau dont on sépare les poils, après avoir retiré l'excédent de peinture, tel que pour le sac à dos.
Le cheval s'intégre au sol par une couche de vert olive comme teinte intermédiaire entre les couleurs du sol et celles du cheval (photos 41, 42 et 43).


Conclusion
Les figurines ont été entièrement peintes et assemblées avant le montage final sur le socle ; les accessoires sont rajoutés plus tard. Une fois l'assemblage terminé, on peut voir la multitude de détails entre les différentes figurines. Tous les soldats regardent un ou plusieurs personnages, augmentant ainsi l'esprit de drame autour de l'officier. Cette saynète circulaire offre un nombre quasi illimité d'angles d'observation.